Jean Stablewski, « Stab » pour les cyclistes et Stablinski pour la presse de l’époque, est né le 21 mai 1932 à Thun-Saint-Amand, à proximité de Valenciennes. Son père, un migrant polonais, s’y installe en 1924 pour exercer le métier de mineur. Orphelin de père après la guerre, Jean doit pourvoir aux besoins de la famille. Ses deux frères ont été détenus en Allemagne et ses deux sœurs ont quitté la France. Il a 14 ans lorsqu’il prend un premier emploi de zingueur. Pour compléter son modeste salaire, il joue de l’accordéon dans les bals de la région. Sur les conseils d’un ami, il achète son premier vélo. Membre d’un club cycliste local, il gagne sa première course amateur en 1947 ; il a 15 ans. Sa mère accepte mal la passion de son fils, mais il s’impose à tous par sa volonté et son brio.

 

Les succès sportifs s’enchaînent : 3 en 1948, année où il est également naturalisé français, 6 victoires en 1949 et jusqu’à 14 en 1950. À la limite de ses possibilités, il décide d’arrêter une carrière prometteuse, rentre à la mine et se marie. Passionné, il renoue très vite avec la compétition cycliste et les victoires : en 1952, il est sacré champion militaire, et s’illustre dans la Course de la Paix (Varsovie-Berlin-Prague) en remportant deux étapes. Mi-amateur, mi-pro, il rejoint un club de cyclistes d’origine polonaise. La même année, il intègre l’équipe professionnelle Gitane-Hutchinson. Il multiplie ensuite les exploits sous les couleurs de plusieurs équipes.

 

Son palmarès est impressionnant : 106 victoires, 4 titres de champion de France sur route, le Tour d’Espagne en 1958, des succès dans plusieurs pays du Sud, 12 participations au Tour de France. Il est connu pour avoir été l’équipier fidèle d’Anquetil. En 1962, lors du championnat du monde en Italie, il signe plusieurs prouesses, dont une victoire d’étape à Valladolid après 273 km harassants et une échappée mémorable. Il sera mêlé à plusieurs histoires de dopage. Après une carrière longue et brillante (il est encore aujourd’hui le cycliste français le plus titré), il s’essaye au cyclo-cross puis devient directeur sportif, notamment de Bernard Hinault. Il décède le 22 juillet 2007 à Lille.

 

  • Livre : Jean Stablinski : Une vie extraordinaire, de Cathy Stablinski et Pascal Sergent, Edition Alan Sutton,‎ 2010.

 

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Cyclisme
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(1932-2016)
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Raconté par
Cécilia Hornus

Née en 1963 en Belgique, diplômée du Conservatoire national d’Art dramatique de Paris, Cécilia Hornus intègre rapidement une agence de comédiens et commence à travailler au théâtre en France et à l’étranger. Avant tout comédienne de théâtre, elle alterne les genres, jusqu’au moment où elle devient Blanche, une des héroïnes de Plus Belle La Vie, qu’elle interprète depuis sept ans. Elle est également très investie dans l’association ELA (association européenne contre les leucodystrophies) et celle du Ruban rose.