Larbi Ben Barek naît vraisemblablement en 1917, à l’époque du protectorat français. Ce sportif considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands footballeurs du xxe siècle, passe son enfance dans les ruelles de Casablanca, où il s’initie aux premiers rudiments de la carrosserie. Orphelin, il débute au Football Club El Ouatane, l’équipe du quartier. Après des saisons à l’Idéal Club puis à l’Union Sportive Marocaine de Casablanca, il devient une vedette du football nord-africain. En 1937, un match opposant une sélection marocaine à l’Équipe de France B lui vaut ses premiers articles élogieux dans la presse métropolitaine. Un an plus tard, en tant que finaliste de la Coupe d’Afrique du Nord, Larbi Ben Barek suscite les convoitises de plusieurs clubs professionnels de l’Hexagone. À l’Olympique de Marseille, dès 1938, il est la première grande étoile nord-africaine du championnat de France de Division 1. Il allie élégance, efficacité et goût du spectacle. Ce technicien hors-pair porte rapidement le maillot bleu, en décembre 1938 à Naples face à l’Italie (défaite 0-1). Durant la Seconde Guerre mondiale, il trouve refuge à Casablanca et remporte les titres de champion du Maroc et d’Afrique du Nord en 1942, avec l’US Marocaine. À la Libération, il signe au Stade français (1945-1948). Cosmopolite, il est l’un des premiers footballeurs français à s’aventurer à l’étranger en signant en 1948 à l’Atlético de Madrid, pour un montant record de 17 millions de francs. Il est déterminant dans les victoires du club, qui remporte le championnat en 1950 et 1951. De retour dans la cité phocéenne en 1953, il porte pour la dix-septième et dernière fois le maillot frappé du coq en octobre 1954, lors d’une victoire (3-1) face à la République fédérale d’Allemagne (RFA). Il termine sa carrière en Algérie, au Maroc puis en Belgique avant de devenir entraîneur. La « Perle noire de Casablanca » disparaît en 1992 au Maroc dans un extrême dénuement. Lors de la Coupe du monde 1998, la FIFA lui rend un hommage solennel. L’Histoire retiendra qu’il a connu la plus longue carrière de joueur en Équipe de France (quinze ans et dix mois), et qu’il reste l’un des joueurs mythiques des années 1930-1940 en France.

 

  • Livre : « Larbi Ben Barek, Marcel Cerdan et Alfred Nakache : icônes de l'utopie impériale dans la presse métropolitaine (1936-1944) ? », de Stanislas Frenkiel, Staps, n° 80,‎ février 2008.

  • Site de la Fédération : http://www.fff.fr/

 

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(1917-1992)
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Raconté par
Firmine Richard

Née en 1947 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, on la découvre notamment aux côtés de Daniel Auteuil dans Romuald et Juliette de Coline Serreau en 1988. Firmine Richard s’offre à nouveau un rôle phare dans Huit femmes de François Ozon en 2001 qui rencontre un vrai succès public et critique. Elle joue aussi aux côtés de Lucien Jean-Baptiste dans La première étoile (2008). Elle s’engage dans la vie politique étant élue municipale à Paris dans le 19e arrondissement.