Pierre-Alexandre Tuffèri naît à Athènes, en Grèce, dans une famille aisée – son père est négociant – et connaît une enfance et une adolescence plongé dans le milieu cosmopolite et cultivé de l’élite athénienne.

 

Comme partout en Europe, les sports modernes, amenés par des expatriés britanniques ou des grecs de retour d’Angleterre, s’implantent au cœur de cette élite. Pierre-Alexandre Tuffèri se passionne pour ces nouveaux sports, en particulier pour l’athlétisme et surtout les épreuves de saut et de triple saut. Remarqué pour ses performances dans les premières compétitions d’athlétisme organisées en Grèce, dans le cadre estudiantin – la première fédération sportive grecque n’apparaît qu’en 1897 –, Pierre-Alexandre Tuffèri fait parti de la délégation française aux premiers Jeux olympiques modernes, en 1896.  Pierre de Coubertin est à l’origine des jeux modernes. Organisé à partir de 1894, les jeux de 1896 à Athènes sont déjà la plus grande manifestation sportive jamais organisée avec plus de 240 athlètes issus de 14 nations. Pierre-Alexandre Tuffèri est engagé sur les épreuves de saut en longueur et de triple saut. Il ne part pas favori. Le lundi 6 avril 1896, date de l’ouverture des premières finales d’athlétisme, Pierre-Alexandre Tuffèri s’élance et réussi un triple saut de 12,70, arrachant la médaille d’argent, derrière l’américain James Connoly. Ce jeune étudiant amateur d’athlétisme ne le sait pas encore, mais il vient de rentrer dans l’histoire comme le premier médaillé français de l’histoire. Il participera encore aux Jeux olympiques de 1900 et aux Jeux intercalés de 1906 (au cours desquels il représente la Grèce), mais sans obtenir de médaille.

 

Modèle de l’athlète cosmopolite, il est fait chevalier de la légion d’honneur en 1937, alors qu’il travaille toujours en Grèce, comme directeur de la banque d’Athènes. Fidèle à la France, il devient en 1940 l’un des leaders d’un groupe de résistants de la France libre animé depuis Le Caire par le général Georges Catroux.  Il décède le 14 mars 1958 à Athènes, sa ville natale.

 

  • Livre : Les Jeux olympiques oubliés, Paris 1900, d’André Drevon, CNRS Editions, 2000

 

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Alain Mabanckou, originaire de la République du Congo s’envole pour la France à l’âge de 22 ans pour faire carrière d’avocat. A partir de 1998 et de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge, il ne cessera de publier avec régularité. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot.  Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien.  En 2012 l'Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal. 

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Alain Mabanckou